Il devient frappant de constater à quel point la pensée unique covidienne, du moins celle à l’œuvre dans la majorité des pays occidentaux, ne repose plus que sur la propagande, la censure, l’oppression policière et le déni de réalité. Autant l’on pouvait encore, lors de la « première vague », voir, au-delà de l’incompétence naturelle des technocrates, une réelle et compréhensible ignorance face à ce danger difficile à cerner et, donc, une certaine panique menant à des décisions très discutables a postériori, autant cette ignorance n’est plus de mise aujourd’hui et il faut bien se rendre à l’évidence : la « stratégie » anti-Covid, basée sur la propagande anxiogène, l’incarcération de masse et la terre brûlée, relève de la sociopathie et commence à nous coûter, à toutes et tous, très cher sur tous les plans.
Je dirais même que cette « stratégie », à peu près pareille partout même si appliquée à des degrés parfois différents, est devenue pour la société, et notamment pour ses éléments les moins privilégiés et pour sa jeunesse, largement plus dangereuse que le virus lui-même. Un danger matériel, social et psychologique d’une part, et d’autre part politique avec l’installation de dictatures sanitaires, de la censure et du déni de réalité.
Censure et auto-censure au sein de la science.
Ce blog a produit en un an plus de 70 articles analysant et critiquant cette « stratégie », tentant de l’inscrire dans une dynamique plus large où le Covid serait ici un révélateur de processus déjà à l’œuvre bien avant lui (par exemple « Ivan Illich ou la fin de l’Humain singulier », ou « La sécession des élites à l’heure covidienne » ), là une opportunité de pouvoir (par exemple « Humilier, surveiller, punir »).
Nous avons présenté la contre-productivité et l’absurdité des mesures d’incarcération de masse (par exemple « Désastre des mesures de confinement »), et tentons de comprendre la stratégie vaccinale (voir « Covid : quel objectif vaccinal, finalement ? »). Et nous nous penchons évidemment sur le débat scientifique autour de cette affaire (par exemple « Covid-19 et guerre scientifique »).
Sortir du rang.
Le cauchemar d’une pensée unique basant sa légitimité sur la science, ce qui est précisément le cas de la pensée unique covidienne qui s’entoure de moult « conseils scientifiques » et autres VRP de Big Pharma passant en continu sur les médias globalement acquis au pouvoir, est de voir des éléments représentatifs de la communauté scientifique sortir du rang et contester son narratif dogmatique. Face à cela, la réponse est la censure, le dénigrement et l’ostracisme, de quoi faire réfléchir les éventuels « dissidents » et autres « rassuristes ».
L’opposition frontale à la « science officielle », celle promue comme seule vérité rationnelle sur les plateaux TV et lors des conférences de presse des puissants, peut en effet coûter cher à eux et celles qui s’y risquent. Sans remonter à Galilée, l’Histoire regorge d’exemples de scientifiques risquant leur poste, leur réputation et parfois leur vie en s’opposant à la doxa du moment dès lors que celle-ci sert des intérêts de pouvoir et d’argent.
Ce qui, à nouveau, est précisément la situation que nous connaissons actuellement : le Covid sert le tropisme totalitaire de nombreux régimes aujourd’hui au pouvoir, et sert les intérêts financiers de Big Pharma et des GAFAM qui participent eux-mêmes de la dynamique totalitaire. J’y reviendrai plus bas.
Bien entendu, le fait de s’opposer ne signifie pas nécessairement que l’on ait raison, mais le fait que l’on passe du statut de respectabilité à celui de paria dès lors que l’on marque, arguments recevables à l’appui, une sérieuse opposition au dogme, signifie en général que l’on en éclaire les faiblesses et que l’on nuit, ainsi, aux intérêts de ses puissants promoteurs.
Cette quasi disparition du débat scientifique de la scène politico-médiatique covidienne est une réalité dont se plaint même le très vénérable magazine Scientific American (1). Il constate avec effroi que même sous condition d’anonymat, des scientifiques avec avis différents de la doxa refusent d’être interviewés par le magazine par peur de se faire lyncher sur les réseaux sociaux, et de se faire ostraciser par leurs structures de recherche. La censure et pire encore, l’auto-censure, ont fait leur nid dans la science et c’est un drame.
Drame exacerbé par la présence des lobbies industriels aux sein des institutions. En France le rôle de chien de garde est tenu, notamment, par l’Ordre des médecins. Cet Ordre puissant s’attaque à tout médecin prétendant faire valoir son droit de prescription face aux directives de la dictature sanitaire, d’où l’émergence de collectifs de médecins cherchant à s’organiser face à une telle ingérence (2)..
Un cas d’école se déroule en ce moment sous nos yeux avec la généticienne Alexandra Henrion-Caude. Personnalité reconnue du monde scientifique (3), elle a aujourd’hui, pour beaucoup, sombré dans le complotisme suite à une vidéo devenue virale, parue en juillet sur la chaine Youtube de TV Libertés, critiquant assez vertement la doxa et la course aux vaccins